Le large consensus québécois en faveur d’un régime public universel prend de l’ampleur !

Bonjour,

Vous êtes journaliste et vous traitez des sujets d’actualité. Voici un sujet d’importance souvent balayé sous le tapis sous prétexte que nous avons déjà au Québec un régime d’assurance médicaments et « qu’il fonctionnerait bien ». Et pourtant…

Saviez-vous que plus de 500 organisations du Québec, représentant des centaines de milliers de citoyennes et de citoyens, réclament depuis plusieurs années la mise en place d’un véritable programme d’assurance médicaments public et universel ?

Saviez-vous que le Canada et ses provinces sont toujours les seules juridictions de l’OCDE ayant un système public de santé qui n’inclut pas les médicaments d’ordonnance?

Et saviez-vous que le régime hybride public-privé d’assurance médicaments dont bénéficie la population du Québec depuis 1997 est inefficace, inéquitable et très coûteux ? Il doit au plus vite être réformé.

Au Québec, les dépenses en médicaments par habitant sont parmi les plus élevées au monde et continuent d’augmenter de façon incontrôlable. Alors que la santé et l’accès aux médicaments essentiels constituent un droit selon l’Organisation mondiale de la santé, une proportion inquiétante de la population se prive de médicaments faute de moyens. Les coûts des assurances privées explosent, des personnes décident de quitter leur emploi en raison de leurs primes trop élevées, et certains groupes de travailleurs annulent leur régime d’assurance collective. Des gens coupent leurs pilules en deux pour les faire durer. Nos membres nous rapportent régulièrement ces faits. Une telle situation ne peut plus durer !

La pandémie met en lumière l’urgence de la situation

Plus que jamais, la crise sanitaire mondiale actuelle révèle la nécessité d’assurer un accès universel aux vaccins et aux traitements pour lutter efficacement contre la pandémie de la COVID-19, mais également contre celles à venir. C’est un enjeu de sécurité pour toutes et tous!

Or, les diverses mesures gouvernementales mises de l’avant pour assurer un approvisionnement sécuritaire en médicaments essentiels pourraient faire grimper les coûts davantage.

Devant l’ampleur des défis à relever, il faut agir de façon responsable en contrôlant davantage les coûts des thérapies médicamenteuses actuelles et à venir afin de ne pas mettre en péril le financement des autres services essentiels de santé.

Il faut agir maintenant et mettre en place un régime d’assurance médicaments public universel comme l’ont fait tous les autres pays de l’OCDE qui ont un système public de santé.

Un discours du Trône rassurant

Malgré d’importantes pressions politiques exercées par divers lobbys privés au cours des derniers mois, c’est avec soulagement que nous avons pris acte lors du discours du Trône du 23 septembre dernier de la décision du gouvernement fédéral de poursuivre et d’accélérer la mise en œuvre d’un régime national d’assurance médicaments.

Évidemment, toute initiative du gouvernement fédéral doit aller de pair avec le respect des champs de compétences du Québec – mais cela ne doit pas être synonyme d’inaction de la part du gouvernement du Québec.

Tant au Canada qu’au Québec, le large consensus social en faveur d’un régime public universel ne cesse de prendre de l’ampleur;  le statu quo n’est pas soutenable, tel qu’en fait foi l’imposant rapport du Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments rendu public en juin 2019.

En conclusion, contrairement aux prétentions du gouvernement québécois et de certains députés du Québec, tant au provincial qu’au fédéral, nous considérons essentiel et urgent de réformer le régime hybride québécois et de mettre un œuvre dès maintenant un régime d’assurance médicaments public universel. Une lettre à cet effet leur sera acheminée de nouveau sous peu.

Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Les porte-parole des organisations signataires demeurent disponibles pour discuter de cet enjeu fondamental.

  • Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux (APTS)Centrale des syndicats démocratiques (CSD)
  • Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
  • Coalition solidarité santé (CSS)
  • Confédération des syndicats nationaux (CSN)
  • Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
  • Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
  • Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles (TRPOCB)
  • Union des consommateurs (UC)

Renseignements:
Mathieu Le Blanc; APTS; 514 609-2906;
Simon Lajoie; CSD; 514 662-5495
François L’Écuyer; CSN; 514 949-8973;
Claude Girard; CSQ; 514 237-4432;
Benoit Racette; CSS; 514 442-0577;
Sonia Djelidi; FIQ ; 514 268-1676;
Rima Chaaban; FTQ;  514 806-9162;
Mercédez Roberge; TRPOCB; 514-690-7826;
Elisabeth Gibeau; UC; 514 521-6820;

Au soutien de notre propos, vous trouverez ci-joints :

  • Un bref document résumant les principales caractéristiques du régime hybride québécois d’assurance médicaments, de même que les problèmes causés par sa structure publique-privée (faits saillants);
  • Une déclaration commune que nous avons remise au gouvernement fédéral en mars 2019 et qui précise les caractéristiques du régime d’assurance médicaments apte à assurer un accès équitable pour toutes et tous aux médicaments, tout en permettant un contrôle beaucoup plus optimal des dépenses en médicaments d’ordonnance.

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